• 18 mars 2024

Ce que je fais de ce que je sais

  • Rachel Chevallier
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Que faites-vous de ce que vous savez ?Avez-vous le sentiment que vos connaissances accumulées sur la vie, vous et les autres améliorent votre qualité de vie ? Vous permet de mieux répondre à vos besoins ?

Rachel Chevallier

Fondatrice @ AlphaConcept 👉 La méthode inédite pour réorienter sa vie et développer son plein potentiel ☀

Aujourd’hui nous sommes submergés par une quantité astronomique d’informations qui portent en elles toute la connaissance du monde. Chacun veut se sentir bien dans son corps, dans ses relations, en famille, et cherche dans ses savoirs sur le monde une piste de réponse.

J’ai lu quantité d’ouvrages, analysé des kilos d’études, comparé, confronté pour souvent aboutir à la même conclusion : A quoi cela sert d’écrire pour dire aux autres ce que l’on sait si aucun lien n’est fait entre " ce que je sais » et « ce que je peux en faire pour améliorer ma vie "?

Faire des liens entre ce que je sais et ce que je peux faire de "ce que je sais"​ pour améliorer ma vie.

Et pourtant l’éducation, le management d’entreprise, l’image de l’homme ou de la femme idéal fonctionnent sur le principe du savoir acquis. Pour comprendre le processus qui fait de ce savoir un moteur de développement, il est essentiel de recréer les liens entre savoir et être. L’important n’est pas ce que je sais (ou ce que les autres savent).

"Savoir est peu de chose, l’essentiel est de savoir tirer parti de ce que l’on sait." Montaigne

L’important n’est donc pas ce que je sais, mais ce que je fais de ce que je sais.

Dans cet article, je vais tenter de présenter ce processus qui fait d’un savoir acquis, un moteur de développement. Ce processus contient des clefs, des « Alphas » . Ces Alphas correspondent à des fondamentaux qui comme les poutres maîtresse d’un édifice contiennent déjà en elles toutes les constructions possibles.

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Voilà ce que je sais …

#1.    L’alignement des 3 C

Je sais qu’une des conditions du bien être est notre capacité à nous sentir aligné c'est-à-dire en accord avec nous même : ce que nous ressentons correspond à ce que nous pensons, disons, faisons. Cet alignement des 3 « C » corps-cœur-cerveau crée des liens qui définissent harmonieusement notre vision du monde. En un mot nous allons bien.

alignement des 3 « C » corps-cœur-cerveau

Si je sais cela, je peux trouver nombre de situations qui m’informent sur mon état d' être lorsque j’offre ou je reçois, je partage mes idées et confronte mes opinions, je fais face à mes émotions dans une situation incertaine, etc.

Je suis alignée lorsque confrontée à des opinions qui ne sont pas les miennes je ressens un inconfort, cet inconfort m’informe que cette opinion ne me convient pas, n’est pas en accord avec les valeurs que je véhicule.

Mieux encore dans ces situations mon ressenti m’indique si je me suis écartée de ma recherche de bien-être ou si je vis pleinement en cohérence avec elle.

Ecoute du corps : redonner leur place aux ressentis

La première clé du bien être est la capacité de s'ouvrir à soi, c'est-à-dire l'aptitude à se mettre à l'écoute de ce qu'on ressent quand arrive le temps de prendre une décision, d’adopter un comportement.

Je sais que mon ressenti, mes émotions sont avant tout un phénomène biologique, on ne contrôle pas l’apparition de nos émotions. Ce n’est ni bien, ni mal. Derrière nos émotions se trouvent nos besoins. Nos émotions nous aident à mieux nous connaître, nous amènent à réfléchir, à comprendre, à faire des choix.

Alpha 1

L’écoute est un alpha,

une résonance de soi vers l’autre et de l’autre vers soi.

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Mon corps m’a informé que je vivais un inconfort. Que dis mon coeur ?

Le coeur : purifier son Ego.

Si je fais résonner mon Ego, il transformera mon inconfort physique en une pensée qui jugera, comdamnera. Si je fais résonner la bienveillance dans l’acceptation de la différence, il transférera mon inconfort en une pensée qui sans juger l’autre me permettra de me sentir mieux: « je peux comprendre ce que tu penses, mais je vois les choses différemment, etc ; je pourrai alors dans mon explication retrouver une mise en accord avec moi-même sans avoir à rejeter l’autre.

« Il n’est pas nécessaire d’éteindre la lumière de l’autre pour que brille la nôtre.

Il n’est pas non plus nécessaire d’éteindre sa propre lumière pour que brille celle des autres.»

Maintenant je sais que je suis responsable de mon état d’être, je peux changer de cap, agir consciemment pour rectifier le tir. Et si j’en suis responsable, alors j’ai tout pouvoir pour agir. Je ne peux plus dire il/elle n’a pas fait, dit ceci, ou cela, c’est pour cela que je me sens mal ; je ne peux plus dire le contraire de ce que je ressens, montrer l’autre du doigt pour expliquer ce qui m’arrive.

Le cerveau : se libérer des croyances limitantes.

J’évacue un nombre important d’émotions négatives portées par la croyance limitante que l’Autre est responsable de mon état d’être. « j’ai loupé mon train à quelques secondes près ! je n’ai vraiment pas de chance, c’est tout ce trafic et ces travaux qui m’ont retardé, etc… »

Et surtout lorsque maintenant je dis « je », je sens en moi une onde de bien être me traverser et s’accorder avec tout mon être. « j’ai besoin de mieux m’organiser pour arriver en avance et ne pas me mettre dans l’urgence ».

Ce que je fais de ce que je sais va dans le sens de mon bien-être : je remets en cause les parties de moi qui m’ont conduit là où j’en suis. Je sais déjà comment améliorer mon état d’être en tirant partie de cette expérience.

Il reste difficile de se sentir responsable de soi si l'on interprète cette responsabilité comme une faute à réparer. "Si ce n'est pas sa faute, c'est donc la mienne". Ce jugement va à l'encontre d'une véritable responsabilité face à la vie. Ici pas de coupable, de faute ou de jugement. Je suis le seul à ressentir ce que je ressens, penser ce que je pense, dire et agir comme je le fais. La culpabilité est en lien avec le jugement ; la responsabilité avec l'ouverture de conscience et le pouvoir d'agir.

"La conscience est probablement ce lieu intime où chaque être humain peut en toute liberté prendre la mesure de sa responsabilité à l'égard de la vie". Manifeste pour la Terre et l'Humanisme - Pour une insurrection des consciences (2008) de Pierre Rabhi.

Je sais d’autres choses encore…

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#2. Des cerveaux connectés

Je sais que notre cerveau abrite des cellules appelées neurones miroirs. Ces cellules s'activent quand on réalise une action et quand on observe quelqu'un la réaliser. Elles dévoilent comment l'être humain comprend les intentions d'autrui et apprend une nouvelle tâche. Le système miroir des émotions permettrait donc de simuler l'état émotionnel d'autrui dans notre cerveau et, par conséquent, de mieux identifier les émotions éprouvées par les individus de notre entourage.

Maintenant que je sais cela, je sais que je peux avoir un impact sur mes relations.

Alpha 2

L'élargissement du champ de conscience est un Alpha, qui calme notre Ego et fait de notre cerveau

un créateur de réalités relatives.

Avez-vous déjà ressenti un manque de sympathie pour quelqu’un sans réellement savoir l’expliquer ?

Si je considère que ce qui m’irrite chez les autres traduit en miroir un aspect de moi-même qui ne me satisfait pas, alors je découvre que ce manque d’empathie parle de moi et peut me conduire à une meilleure connaissance de moi-même.

L’autre ne se pose plus comme « un.e rival.e », mais plutôt comme « une personne qui attire quelque chose que moi-même je ne sais pas obtenir ». Je peux être agacée au premier abord par une personne qui s'affirme avec aisance. L'effet miroir me fait réaliser que j'aimerais être celle qu'on écoute et qu'on entend. Ce que je perçois de l’autre me révèle à moi-même : la prise de conscience d’un désir non satisfait du fait de ma propre façon d’être.

Notre cerveau est un créateur de réalités relatives.

J’acquiers alors le pouvoir de changer cela, non pas en cherchant à me comporter comme cet autre, mais en développant mes propres capacités d’affirmation de soi.

La réaction de l’autre à mon égard dépendra de mon propre ressenti face à lui. Ce que nous sommes, ce que nous ressentons, ce que nous croyons des autres crée notre réalité. En se conformant à l’image que je lui renvoie d’elle-même, je peux renforcer une croyance limitante (je ne l’apprécie pas et c’est réciproque) ou renforcer les liens entre nous (cette personne me rappelle que j’ai en moi le pouvoir de recevoir de la reconnaissance).

Nous transmettons ce que nous sommes

Nous transmettons à tout moment ce que nous sommes, à nous de choisir si nous souhaitons être des pollueurs (peurs, angoisses, manque) ou des purificateurs de l’ « air » qui nous nourrie et nous entoure (notre élan vital : bienveillance, joie partagée.)

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#3. Cerveau et empathie

Fin 19ème, Santiago Ramón y Cajal défend la théorie du neurone. On découvre alors que le cerveau compte plusieurs milliards de neurones qui communiquent les uns avec les autres à travers la synapse. L’influx nerveux transporté dans les fibres des neurones devient dans la synapse, un courant chimique modulable qui va la traverser. Ces synapses changent tout le temps en intensité et en nombre de connections.

L’enfant casse plus facilement les connexions synaptiques, c’est-à-dire que son cerveau est plus malléable. En grandissant, son cerveau se construit en miroir de celui de ces parents.

Ainsi, tout ce que l’enfant vit en interaction va modifier en profondeur son cerveau aussi bien au niveau affectif qu’au niveau intellectuel. Sa plasticité cérébrale sera modulée négativement par la peur et les émotions négatives et aura des conséquences sur son niveau d’empathie (les fameuses casseroles que l’on traîne derrière soi...)

En grandissant, son cerveau se construit en miroir de celui de ces parents.

Stimulé positivement, il saura ressentir et partager ses émotions avec autrui sans être dans la confusion entre soi et les autres, comprendre les émotions et les pensées d’autrui (empathie cognitive) et sera davantage enclin à prendre soin du bien être d’autrui (sollicitude empathique).

Maintenant que je sais cela, j’affirme ma volonté de parent et d’éducateur à créer un environnement riche en renforcements positifs et libéré de tout sentiment de peur.

Alpha 3

Le renforcement positif envers soi est un Alpha, une attitude empathique qui nous encourage à exprimer le meilleur de ce que l’on est.

Combien de fois dans une journée vous dénigrez-vous plutôt que de vous valoriser ou vous encourager ? Le renforcement positif sécurise et renforce tout d’abord l’amour de soi avant que cet amour puisse atteindre l’autre.

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#4. Alpha attitude, la bonne distance

Parvenir à faire entrer dans sa réalité des savoirs acquis sur soi et les autres, nous permet de nous sentir davantage en accord avec nous-même, de développer un savoir-être. Pour que ce moteur de développement devienne un véritable art de vivre, il est nécessaire de croiser ces liens, d’intégrer ces «Alphas » dans notre quotidien, et d’atteindre ainsi la bonne distance :

Trouver la bonne distance

Atteindre la bonne distance ne consiste pas à être à tout moment calme, serein, confiant. Personnellement, il arrive que la recherche de calme et de sérénité m’ennuie, tout simplement parce que cela ne répond pas à mes besoins du moment. Mais savoir que je peux lorsque je le souhaite retrouver cet état en moi est essentiel.

J'aime savoir qu'« Il y a en nous des galaxies d'amour, des abîmes de malheur, des irruptions de haine, des égarements stupides, des éclairs de lucidité. » E. Morin

Nous sommes fait de contradictions. Chercher à être aligné.e, comprendre que nos cerveaux aussi différents soient-ils sont connectés et que l’empathie est notre meilleur guide nous engage à aimer ce que nous sommes pour atteindre le meilleur de nous même. La méthode des Alphas, c’est cela :

« être dans ce que l’on a et vivre avec le meilleur de soi »

J’espère que ces quelques "Alphas" auront fait écho dans votre esprit.

#4. Aller plus loin

C'est lorsque que le changement s'installe comme une évidence , sans grand bouleversement, qu'il nous offre la possibilité de nous épanouir davantage, dans un meilleur accord avec ce que nous sommes vraiment. Prendre un temps pour soi devient alors un acte généreux, un engagement pour une planète plus saine, pour un monde meilleur en soi et pour le bien de tous.

Vous souhaitez développer vos alphas ? Mieux comprendre comment reprendre votre vie en main ? Contactez-moi, je me ferai un plaisir de communiquer avec vous. Vous pouvez également tester les exercices proposés dans l'ebook "réorienter sa vie".

En vous souhaitant une bonne pratique ! 🙏

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